Le parc et sa biodiversité

Le parc de Bétange est un havre de paix et un oasis de verdure à l’ouest de Thionville dans la vallée sidérurgique très urbanisée de la Fensch. 

Ce parc de 65 hectares a été conçu au milieu du 19e siècle par le Baron Théodore de Gargan et présente une alternance de bosquets arborés, de prairies et de terres agricoles encore exploitées à ce jour. Si l’on prend une vue aérienne, une prairie adjacente au château a même la forme d’un cœur ! L'un des principes du parc à l’anglaise est de permettre au promeneur de découvrir progressivement des perspectives différentes, comme un décor de théâtre proposant plusieurs scènes successives. 

Crédit Google Earth
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Deux étangs ont été aménagés lors de la création du parc et sont alimentés par un magnifique cours d’eau, lui-même aménagé de petites cascades : le Mesin. L’étang qui se trouve face au château est agrémenté d’un pavillon de style japonais en branchages de fonte, imitant le bois, témoin du savoir-faire de la sidérurgie lorraine.

Ce qui frappe avant tout, quand on se promène dans le parc, c’est la biodiversité végétale et animale qui est présente dans cet espace entièrement clos de grilles.

De nombreuses essences d'arbres

Le parc est composé de nombreuses essences d’arbres comme le chêne, le hêtre, le frêne, l’érable, le noyer, le charme, le bouleau, mais aussi d’arbres ornementaux comme le hêtre pourpre, le saule pleureur ou encore le marronnier ou le sapin tous plantés pour créer un dessin harmonieux de formes et de couleurs mais aussi, pour certains, border les allées cavalières qui sillonnent le parc, dont notamment celle qui mène à la statue de Notre Dame Des Neiges.

L’un des éléments remarquables du parc est un vieux chêne de plus de 450 ans, qui a été labellisé "Arbre remarquable" par l'Association A.R.B.R.E.S. Il déploie ses branches majestueuses au-dessus de son petit banc des amoureux qui offre un panorama unique sur le château.

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28 espèces protégées d'oiseaux et des espèces protégées de chauves-souris dont le Grand Rhinolophe

Le parc abrite une vie animale riche et diversifiée du fait de sa situation géographique au sein de la vallée sidérurgique, proposant un abri naturel aux oiseaux qui le survolent.  

Des chauve-souris :  le parc et l’allée d’accès principal bénéficient du label « Refuge pour les chauves-souris » en raison des différentes espèces qu’ils abritent. La CPEPESC Lorraine (Commission de Protection des Eaux, du Patrimoine, de l’Environnement, du Sous-Sol et des Chiroptères) en partenariat avec la SFEPM (Société Française d’Etude et de Protection des Mammifères) y a identifié 4 espèces protégées de chauves-souris : la Pipistrelle commune (Pipistrellus pipistrellus), la Sérotine commune (Eptesicus serotinus), la Noctule de Leisler (Nyctalus leisleri) et une espèce particulièrement menacée par les projets autoroutiers : « Le Grand Rhinolophe » (Rhinopholus ferrumequinum).

Ces chiroptères apprécient particulièrement la présence dans le parc de 5 blockhaus numérotés de la ligne Maginot, de nombreux greniers et d’un alignement remarquable d’arbres, l’allée des marronniers, longue de 650 mètres actuellement menacée par l’un des tracés du projet d’autoroute A31bis. Elles s’y repèrent facilement avec leurs sonars et peuvent ainsi aisément faire des aller-retours sur une grande longueur, ce qui rend ce lieu particulièrement favorable à leur habitat. Afin de leur permettre de mieux s’alimenter avec des insectes et des champignons, des vieux marronniers cassés ont été laissés à leur disposition dans l'allée sur les recommandations de la CPEPESC Lorraine. 

Grand Rhinolophe crédit François Schwaab
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Des oiseaux : la Ligue de Protection des Oiseaux a recensé 37 espèces d'oiseaux dont 28 espèces protégées. Les plus connues sont le rossignol, la bergeronnette, le martin-pêcheur, la poule d’eau, le colvert mais aussi des espèces plus rares comme la fauvette crécerelle, le grimpereau, la grive musicienne, la mésange charbonnière, la mésange bleue, le pic epeiche, le pouillot siffleur ou le roitelet triple bandeau. La mésange bleue et la mésange charbonnière sont des prédatrices des chenilles processionnaires qui représentent aujourd'hui un enjeu de santé publique.

Des rapaces, comme la chouette hulotte le moyen duc ou la buse, viennent compléter le tableau.

Mais ce n’est pas tout, peut-être qu’au détour d’une promenade, lors de l’ouverture du parc pour les Journées Européennes du Patrimoine, vous aurez la chance d’apercevoir un chevreuil ou encore un écureuil mais aussi tous les autres animaux sauvages communs de Lorraine (blaireau, renard, sanglier, lièvre, grenouilles…) qui profitent de cet espace exceptionnel de tranquillité.

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Château de Bétange 2020

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Allée cavalière du parc du Château de Bétange